Guillaume SAGNES

Conseiller municipal La Chapelle de la Tour – Candidat 2026

S’engager localement en 2026, aujourd’hui plus que jamais

Il y a des débuts d’année qui invitent davantage à la réflexion qu’aux formules toutes faites.


2026 en fait partie.

Dans un monde traversé par des crises multiples – politiques, démocratiques, sociales, climatiques – et dans un contexte national souvent anxiogène, je ressens le besoin de prendre un peu de hauteur. De mettre des mots sur un engagement qui structure ma vie depuis plusieurs années et qui façonne profondément qui je suis.

Cet engagement, c’est l’engagement public local.

L’engagement local : le dernier espace du concret

On parle beaucoup de politique, souvent mal, parfois avec lassitude ou défiance.


Et pourtant, à l’échelle locale, la politique n’est ni abstraite ni lointaine. Elle est quotidienne, concrète, visible. Elle se vit dans les écoles, les associations, les équipements publics, les voiries, les évènements. Elle se vit dans les petites décisions d’un conseil municipal comme dans les projets structurants.

Être élu local, c’est agir, écouter, arbitrer, expliquer, assumer.

C’est aussi accepter la complexité, la lenteur parfois, les contraintes réglementaires et budgétaires. Mais c’est surtout voir une décision collective améliorer la vie des habitants.

À l’heure où beaucoup doutent de l’utilité de la politique, je suis convaincu que les communes restent l’un des derniers espaces où l’action publique garde du sens.

Un engagement exigeant, souvent invisible, toujours formateur

L’engagement municipal est prenant.
Il déborde souvent sur le temps personnel, familial, professionnel.
Il impose de faire des choix, d’apprendre sans cesse, de se former (c’est ce que je fait avec la formation DERUMAC de SciencesPo Lyon), de se remettre en question.

Mais il est aussi d’une richesse humaine et intellectuelle immense.

On y apprend la patience, l’écoute, la responsabilité.
On y apprend à travailler collectivement, à composer avec des points de vue différents, à rechercher l’intérêt général plutôt que la facilité ou l’ego.

C’est un engagement qui crée des ponts entre les mondes :
entre le public et le privé,
entre les générations,
entre les parcours de vie,
entre les convictions et le réel.

Pourquoi s’engager aujourd’hui, dans une petite commune ?

Dans une période politique nationale complexe et parfois déroutante, certains pourraient être tentés par le retrait, la distance ou le renoncement.

Je crois exactement l’inverse. Aujourd’hui, s’engager localement est un acte profondément politique et profondément utile.


C’est refuser l’impuissance.
C’est choisir le faire plutôt que le subir.
C’est croire que la démocratie se nourrit d’actions concrètes et de visages identifiables.

Dans les petites communes en particulier, chaque engagement compte.
Sans bénévoles, sans élus, sans citoyens prêts à donner un peu de leur temps, il n’y a tout simplement plus de vie collective.

Pouvoir compter sur des femmes et des hommes prêts à s’engager pour leur territoire est, à mes yeux, une chance démocratique majeure. Et sans doute l’un des marqueurs les plus forts d’espoir pour notre pays.

Une aventure collective, jamais individuelle

L’engagement municipal n’est pas une aventure solitaire.
Il n’a de sens que s’il est collectif, préparé, partagé.

Ces derniers mois, avec d’autres habitantes et habitants, nous avons pris le temps d’écouter, d’échanger, de confronter les idées, de construire un projet avec le terrain. Lentement parfois. Sérieusement toujours.

Une équipe s’est constituée, riche de ses différences :
des élus sortants et des profils nouveaux,
plusieurs générations réunies,
des acteurs de la vie associative, culturelle, sportive et solidaire,
des citoyens engagés avant tout pour leur commune.

Ce qui nous unit n’est ni un parcours, ni une étiquette, ni une ambition personnelle. C’est le sens du collectif, l’envie de s’engager utilement, la volonté de mettre nos compétences au service d’un territoire, avec humilité et responsabilité.

Redonner du sens à l’engagement public

Je suis convaincu que la politique locale peut encore réconcilier.
Réconcilier les citoyens avec l’action publique.
Réconcilier le temps long avec l’urgence du quotidien.
Réconcilier les convictions avec le réel.

À condition d’y mettre de la méthode, de l’exemplarité, de la transparence et beaucoup d’écoute.

À condition aussi de rappeler que s’engager n’est jamais anodin, mais toujours nécessaire.

Alors, en ce début d’année 2026, mon souhait est simple :
que nous soyons plus nombreux à croire encore au pouvoir du local,
plus nombreux à nous engager pour nos communes,
plus nombreux à faire vivre la démocratie là où elle est la plus concrète.

Comme l’écrivait Jacques Brel :
« Je vous souhaite de résister à l’enlisement, à l’indifférence. (…) car la vie est une magnifique aventure et nul de raisonnable ne doit y renoncer sans livrer une rude bataille. »

L’engagement local est l’une de ces batailles.
Discrète. Exigeante. Mais profondément utile.


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